Premier concours ORTENSIA au lycée.

4 novembre 2020

Qui, devant prendre la parole devant un auditoire n’a pas ressenti un véritable malaise : des mains moites, un cœur qui s’emballe, un rougissement ainsi que la peur d’être jugé. Nous sommes peu préparés à affronter cette situation qui peut toutefois être déterminante comme lors d’un examen ou d’un entretien d’embauche. Le ministre de l’Education nationale du Front Populaire, Jean Zay, constatait déjà que « l’écolier apprend à lire, à écrire, à compter, à raisonner non à parler ». De plus, il est commun d’admettre que l’enseignement de l’oral est une « faiblesse française ». C’est pour pallier ce manque que l’Education nationale œuvre à une implantation de plus en plus prégnante de l’oral dans chaque cycle et chaque discipline jusqu’au grand oral du baccalauréat qui entrera en vigueur en juin 2021.

C’est dans cette perspective que nos élèves de seconde qui ont une heure dédiée au théâtre dans leur emploi du temps, au cours du premier trimestre, se sont exercés à l’art de la prise de parole en public. L’acteur et l’orateur partagent en effet des techniques similaires. Ils ont ainsi, au fil de leurs différentes interventions, acquis des compétences qu’il leur sera aisé de réinvestir comme : poser sa voix,

Les professeurs de lettres et les professeurs documentalistes qui ont encadré les élèves ont décidé d’organiser un concours d’éloquence qui s’est tenu la veille des vacances d’hiver. Nous avons contacté Maitre Bertrand Perier. Il est l’auteur de « la parole est un sport de combat ». Nous avions découvert son enseignement dans le remarquable documentaire « A voix haute ». Celui-ci avait accepté de présider notre jury. Malheureusement, les grèves du mois de décembre ont eu raison de sa présence parmi nous.

Tout d’abord, nos élèves ont discouru sur « sommes-nous vraiment libre de choisir un métier ou la représentation …. Ce fut un galop d’essai, puis, il y eut l’entrée dans la compétition. Pour déterminer les finalistes de notre concours, nos jeunes orateurs se sont demandé si la Reine des Neiges pouvait offrir la solution pour pallier le dérèglement climatique. Il fallut sélectionner 8 élèves sur les 90 qui s’exprimèrent. Puis, le jour de la finale arriva. Entre enthousiasme et angoisse, nos huit finalistes se sont présentés face à tous les élèves des classes de seconde et de troisième et à un jury composé de la direction de l’établissement et d’enseignants. Le sujet était : « Faut-il pousser mémé dans les orties ? ». La maîtrise de l’exercice, la virtuosité et l’humour des orateurs ont enchanté l’auditoire.

« Le grand oral vient dès lors comme un aboutissement de la scolarité et parachève ce processus de maturation individuelle au sein de la classe en même temps qu’il ouvre aux exigences de l’enseignement supérieur, de la vie sociale et professionnelle et de l’engagement citoyen. »

Faire du grand oral un levier d’égalité des chances rapport de Cyril Delhay remis à Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale.

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