La journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité : Les histoires de Claire et Samuel.

28 janvier 2021

Nos élèves de troisième et de première ont écouté dans un silence impressionnant deux histoires d’enfant juif caché durant la seconde guerre mondiale.

 C’est l’histoire d’un petit garçon, il s’appelle Samuel Pintel.  Son père  juif polonais, engagé volontaire dans l’armée française est fait prisonnier en 1940. Il nous confie avoir eu une chance « insolente ». En effet, à  trois reprises, il a échappé à une rafle.   Il a six ans  lorsqu’il voit sa mère monter dans un camion allemand. Quelques minutes auparavant, au cours de la rafle, elle lui avait intimé l’ordre de prendre la main de la jeune femme à côté de lui. Celle-ci n’est pas juive, elle déclare que Samuel est son fils et, de fait, lui sauve la vie. Le petit garçon est ensuite pris en charge par l’OSE et il est conduit dans une maison d’enfants. Il faudra attendre le procès Barbie en 1987, pour que Samuel reconnaisse la maison d’Izieu et  qu’il réalise que c’est là qu’il a passé les mois de novembre 1943 à janvier 1944 et qu’il a, une fois de plus, échappé à la rafle qui  a scellé le sort des 44 enfants exterminés à Auschwitz. Il réalise qu’il les connaissait tous.  C’est pour eux qu’il parle aujourd’hui. Il est également devenu  le secrétaire général de l’association du « Musée mémorial des enfants d’Izieu ».

C’est l’histoire d’une petite fille. Elle s’appelle Claire Leibovici.  Elle aussi est âgée de six ans lorsque son père est arrêté par la police française et la Gestapo. Il est déporté sans retour à Auschwitz. Sa mère entre en résistance. Après la rafle du Vel d’hiv, alors que les arrestations se multiplient, Claire est cachée dans une institution catholique. Lorsque les soldats allemands font irruption dans l’église, c’est grâce à son petit chapelet rose qu’elle tient en faisant mine de prier, qu’elle échappe à l’arrestation.  Après la guerre, par peur d’une résurgence de l’antisémitisme, elle tait sa judéité. Même son mari ignore son appartenance religieuse et elle fait baptiser ses deux fils. Ce n’est qu’en 1994, un soir de Hanoucca, lors de la visite d’un émissaire du Rabbi de Loubavitch qu’elle renoue avec le judaïsme. Un de ses fils se convertit et devient un ardent pratiquant, l’autre déclare : « être né catholique et le rester ».  Les attentats de Toulouse commis par Mohamed Merah la pousse à témoigner des violences commises  par des idéologies nauséabondes.

Mr Pintel a terminé son intervention en interpellant les élèves : « Aujourd’hui, ça devient sérieux ! Vous devenez témoins ! » Quant à Mme Leibovici, elle les a invités à la tolérance et à la vigilance. 

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