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Pourquoi l’alternance m’a fait progresser plus vite en commerce et marketing

Pourquoi l’alternance m’a fait progresser plus vite en commerce et marketing

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Bachelor commerce marketing ORT Montreuil

Quand on choisit l’alternance, on imagine souvent un simple “plus” sur le CV. En réalité, c’est surtout un changement de rythme et de posture. “Simon” (prénom modifié), 21 ans, l’a vécu cette année en Bachelor Responsable Commercial et Marketing au campus ORT Montreuil, avec une alternance dans le 2e arrondissement de Paris. Entre les cours et l’entreprise, il a découvert un apprentissage plus rapide, mais aussi plus exigeant.

Un Bachelor à Montreuil, avec une méthode… et des délais

Au campus de Montreuil, Simon retrouve les bases qui structurent le commerce et le marketing : comprendre un marché, définir une cible, construire un argumentaire, analyser des résultats, ajuster une action. Sur le papier, rien d’étonnant. Sauf qu’en alternance, ces notions ne restent pas dans un cahier.

“En cours, on parle de stratégie. Le lendemain, en entreprise, on me demande une proposition concrète, avec un résultat attendu. Je me suis vite rendu compte que je ne pouvais pas rester dans le flou.”

Ce qui change, c’est le rapport au temps. À l’école, on apprend, on s’entraîne, on améliore. En entreprise, il faut livrer, et parfois vite. Cette contrainte oblige à s’organiser et à travailler avec une logique plus professionnelle.

Une alternance dans le 2e arrondissement : là où tout va vite

Son alternance se déroule dans Paris 2e, un quartier très “business”, où les équipes avancent à un rythme soutenu. Simon est intégré sur des missions commerciales et marketing, avec un fil conducteur : contribuer à faire avancer des objectifs.

Au quotidien, il touche à des tâches très concrètes : prospection, préparation d’appels, suivi client, relances, participation à la construction de messages ou de campagnes. Il découvre surtout que commerce et marketing ne sont pas deux blocs séparés. Dans beaucoup d’entreprises, ils se répondent en permanence.

“Je pensais que le marketing, c’était créer des contenus, et le commerce, c’était vendre. En fait, on passe sans cesse de l’un à l’autre. Un bon message aide à vendre, et les retours terrain aident à améliorer le message.”

Cette vision plus “réelle” lui donne un avantage : il comprend plus vite pourquoi on fait les choses, et pas seulement comment les faire.

Ce que l’alternance accélère vraiment

Simon le dit clairement : l’école apporte la méthode, l’entreprise apporte la pression du réel. Et cette combinaison crée une progression rapide, surtout sur trois points.

D’abord, la priorisation. Quand on a plusieurs urgences, on apprend à trier, à décider ce qui compte, et à éviter de se disperser. Ensuite, la posture professionnelle. On apprend à présenter une idée, à la défendre, à accepter une critique sans se braquer, et à revenir avec une solution. Enfin, la culture du résultat. En entreprise, une action n’est pas “bonne” parce qu’elle est jolie, mais parce qu’elle fonctionne.

“Quand j’ai commencé, j’étais fier si j’avais une idée originale. Après quelques semaines, j’ai compris qu’on me demandait surtout de prouver que ça marche.”

Ce basculement change la façon de travailler. On devient plus précis et plus rapide. On apprend en corrigeant, parfois le jour même.

La face moins visible : fatigue, doutes, charge mentale

Dire que l’alternance fait progresser vite ne veut pas dire que c’est facile. Simon parle d’un rythme exigeant, surtout au début. Il y a la fatigue, évidemment, mais il y a aussi une charge mentale : passer d’un environnement à l’autre, garder le fil, et rester performant.

Il évoque aussi un sentiment fréquent chez les alternants : l’impression d’être “entre deux mondes”. En entreprise, on est encore junior. À l’école, on se retrouve parfois à raconter des situations très concrètes que les autres n’ont pas encore vécues.

“Je me suis déjà demandé si j’étais légitime. Puis j’ai compris que c’était normal : on apprend justement parce qu’on n’est pas encore à l’aise.”

Les premiers échecs font partie de l’apprentissage. Une relance qui n’aboutit pas, un argument qui ne convainc pas, un rendez-vous qui tombe à l’eau. Au début, on le prend personnellement. Puis on apprend à analyser, à ajuster et à recommencer.

Le vrai déclic : le jour où il se sent utile

Le moment qui marque Simon arrive quand on lui confie un périmètre clair. Pas un “petit exercice”, mais une mission dont l’équipe a vraiment besoin. Il retravaille un argumentaire, teste une approche différente, adapte le message selon le profil, puis suit les retours.

Quand les réponses arrivent et que des échanges se déclenchent, il comprend quelque chose d’important : l’alternance n’est pas une observation. C’est une contribution. Et c’est ce qui fait progresser vite.

“À partir de là, je ne venais plus juste pour apprendre. Je venais pour produire quelque chose d’utile, et ça change tout dans la motivation.”

Son conseil à ceux qui hésitent : ne pas attendre d’être prêt

Simon ne conseille pas l’alternance à tout le monde “par défaut”. Il insiste sur un point : il faut aimer bouger, apprendre vite, et accepter de ne pas maîtriser tout de suite. En revanche, si l’objectif est de progresser plus rapidement en commerce et marketing, il trouve que le format est très efficace.

Son conseil principal : ne pas attendre de se sentir prêt pour prendre la parole. En alternance, poser une question au bon moment vaut souvent plus qu’un long document parfait rendu trop tard. Il recommande aussi de tout noter : les remarques, les objections, les erreurs, les réussites. Ce sont ces détails-là qui deviennent des apprentissages.

Points clés de lecture