Parole de partenaire

Le Groupe 3iL Ingénieurs est un partenaire de premier plan de l’ORT Toulouse, spécialisé dans les sciences informatiques. Dominique Baillargeat, directrice générale, nous explique la pertinence de ce rapprochement fructueux.

Voilà plus de trente ans que 3iL élabore et développe des programmes de formations spécialisés en informatique et technologie du numérique. Ces programmes sont reconnus par l’Etat et labellisés pour leur qualité et leur adéquation avec les besoins du marché. Ce qui, admettons-le, est un sacré avantage dans le contexte actuel. Les enjeux numériques sont cruciaux, nous les appréhendons et les maîtrisons pleinement. Le virage numérique s’est accéléré ces deux dernières années. Notre objectif n’en a été que renforcé, car nous avons à cœur de répondre aux besoins importants d’encadrement des entreprises dans le secteur de l’informatique.

L’innovation pédagogique fait partie de nos atouts, aussi, avons-nous souhaité l’externaliser et en faire bénéficier le plus grand nombre, et ce, en développant des partenariats avec d’autres entités dédiées à la formation. En France, nous revendiquons à ce jour une vingtaine de partenariats, dont trois avec le réseau ORT, sur les sites de Toulouse, Lyon et Montreuil. À l’international, nous sommes fiers d’intervenir au Cameroun, au Sénégal, en Côte d’Ivoire ou encore en Tunisie.

Sur le site de l’ORT Toulouse, 3iL prend part à trois formations supérieures de niveaux différents. Le Bachelor en alternance Concepteur de Systèmes d’Information (CSI), d’une durée d’un an, est un titre RNCP de niveau 6 qui prépare aux métiers de concepteur développeur informatique, d'administrateur systèmes et réseaux, ou d'informaticien. Le Bac +5 MS2D – Manager de solutions digitales et DATA – s’effectue également en alternance, mais sur deux ans cette fois, et relève d’un niveau 7 RNCP. Ce qui est également le cas de l’autre Bac+5 en alternance, ERIS, Expert réseaux infrastructures et sécurité, sur lequel nous apportons notre compétence et qui se concentre sur les fonctions de manager en réseaux et sécurité informatique.

À travers ce partenariat, nous démontrons encore une fois que la réussite pour tous est notre ambition la plus précieuse.

Pour en savoir plus sur 3iL Ingénieurs : www.3il-ingenieurs.fr

Parole d'ancienne

Astrid Fourcade est sortie de l’ORT avec un Bac STMG Mercatique en poche. Elle a entamé une licence de droit à Toulouse Capitole dans l’objectif de devenir notaire. Mais, on le sait, les aspirations de départ peuvent changer à tout moment. Ce fut le cas de Astrid. Après l’obtention de sa licence, grâce à un investissement sans faille, elle a pu reprendre ses plans. Un stage en étude notariale lui fait comprendre que ce n’était pas à cet avenir professionnel qu’elle aspirait.

Ancienne élève de l’ORT, racontez-nous votre parcours. On veut tout savoir !

A.F : À l’époque, j’avais un job étudiant au Casino Barrière de Toulouse et la direction m’a proposé d’intégrer une L3 Management et hospitalités dont le groupe était partenaire. Sans doute la plus belle année universitaire que j’ai connue ! J’y ai appris douze métiers inhérents à l’univers des casinos, de croupière à manageuse. Doublement diplômée, en droit et management, j’ai poursuivi à l’ESG Paris pour deux années de Master Luxe en alternance auprès du Groupe Galeries Lafayette en étant affectée au BHV/Marais. De la communication interne à responsable des ventes, j’ai énormément appris sur cet univers, sur ses métiers, mais surtout moi-même. Tout cela m’a amenée à me rendre compte que je souhaitais réellement rejoindre une marque de luxe avec un rayonnement international.

Des bancs de l’ORT aux emblématiques vitrines de Dior, le chemin fait rêver !

A.F : En effet, et j’en suis la première spectatrice ! Après mon M2, j’ai intégré le département maroquinerie d’Hermès pendant plusieurs mois. Une expérience incroyable, au sein d’une entreprise incroyable. Mais lorsque Dior, maison dans laquelle j’avais préalablement postulé, m’a proposé un CDI après six mois d’un parcours de recrutement éprouvant, la tentation de rejoindre l’emblématique « 30 Montaigne » pour son ouverture a été trop grande. Ainsi, depuis janvier 2022, ma vie a pris un tournant que je n’aurais jamais osé imaginer. Dior est une marque qui émerveille, être aujourd’hui une de leur ambassadrice est un rêve éveillé. L’entreprise propose un véritable plan de carrière, ce qui est motivant et rassurant. Il existe des codes et une culture d’entreprise : tout nouvel embauché débute par un an de vente obligatoire afin de s’immerger pleinement. Ensuite, vient le temps de l’évolution. Je travaille dans la boutique iconique en plein Paris, et lorsque je vois les yeux des clients scintiller, j’ai l’impression d’être à ma place et de contribuer à leur bonheur !

Des rêves pour la suite ?

A.F : Garder la tête froide et faire mon chemin au sein de cette grande enseigne, en respectant les étapes nécessaires pour devenir une excellente professionnelle. Diriger une boutique Dior sur la Riviera ou à Ibiza serait une perspective plaisante… Et si je dois me projeter encore plus loin, peut-être un jour créer ma propre entreprise ou marque, mais j’ai tout le temps !

Un conseil « d’ancienne » à donner aux futurs bacheliers de l’ORT ?

A.F : Je leur dirais de s’écouter, de suivre leur cœur et de se faire confiance. De faire ce qui leur plaît et les intéresse, peu importe le domaine ou les idées préconçues. C’est indispensable à la réussite. Et puis, de saisir les opportunités, de les provoquer même. En résumé, être toujours en phase avec eux-mêmes afin de grandir épanouis.

L'avis de l'experte

Emmanuelle Lassalle est une professionnelle de l’immobilier. Elle nous livre ici son point de vue sur l’évolution de son métier et apporte un éclairage sur les profils recherchés en matière de recrutement.

Si l’immobilier demeure un métier d’avenir, sa destinée est désormais partagée entre une multitude de PME et de grands groupes qui ne cessent de croître. Dans ce contexte, la formation reste toujours le sésame pour intégrer une structure immobilière, puisqu’elle permet d’être armé d’une première expérience indispensable à la compréhension d’un métier désormais hyper spécialisé.

DE L’UBÉRISATION AUX MÉDIAS EN PASSANT PAR LA MUTUALISATION DES OFFRES
On constate une intense concentration par de grands groupes, comme par exemple, avec Foncia, qui devient le 1er leader mondial de l’administration de biens. On assiste aussi à une « ubérisation » du métier de la transaction : des centaines d’auto-entrepreneurs qui, depuis chez eux, rattachés à un porteur de carte professionnelle, ont accès à une plateforme où sont diffusées leurs annonces, avec soutien juridique et de formation. La chaîne M6 a également mis en lumière le métier d’agent immobilier, suscitant des vocations via son animateur vedette. La télé devient pour la 1ère fois actionnaire d’un réseau d’agences immobilières.

L’importation en France du MLS (Multi Listing Service) américain à travers le Fichier AMEPI (Association des Mandats Exclusifs des Professionnels de l’Immobilier), premier outil national de partage de mandats exclusifs entre professionnels, offre à 4 000 agences un puissant accélérateur de la revente de biens immobiliers. Mais aussi, un formidable vivier de biens pour améliorer le parcours acheteur.

Chez les acteurs classiques, à travers des outils de plus en plus performants, la digitalisation se démarque par la dématérialisation visant le zéro papier, avec entre autres : le dépôt en ligne du dossier candidat-locataire, les visites virtuelles en 360°, la signature électronique des contrats ou bien encore les applications mobiles à disposition des clients pour signaler tout évènement survenant dans le logement loué ou la copropriété.

Mais il y a également l’émergence de nouveaux acteurs « pure players » ou process numérique. On appelle blockchain quand il y a un stockage et transmission d’informations de manière décentralisées sous forme de blocs infalsifiables. On parle de « tokénisation » de l’immobilier quand on divise un bien immobilier pour le vendre à de multiples porteurs en cryptomonnaie par exemple.

DES PERSONNELS DE PLUS EN PLUS FORMÉS
Depuis trente ans, les écoles d’immobilier, à l’initiative des professionnels, ont fleuri face à la demande croissante des candidats aux profils spécialisés et non plus issus de filières généralistes. Les écoles ont par ailleurs accru le niveau d’études.

On passe du BTS, à la licence et au Master avec des orientations filières qui vont de la promotion immobilière, du conseil en gestion de patrimoine, de la gestion de copropriété, du secteur du logement social ou bien encore de l’immobilier commercial ou de bureau. L’université facilite aussi cet accès avec ses parcours en droit.

FORMATION INITIALE OU EN ALTERNANCE ?
SALARIÉ OU INDÉPENDANT ?

Face à l’offre de candidats en niveau licence et master en alternance, il devient plus difficile pour les BTS en sortie de bac, sans expérience, de trouver une alternance, surtout en première année. Sauf, bien entendu, s’il s’agit d’alternants en BTS qui bénéficient déjà d’une première expérience dans un domaine connexe « banque-assurance » ou « communication », par exemple en cette période où toutes les agences ont du mal à savoir comment animer leur présence sur les réseaux sociaux.

C’est dans la transaction que les candidats se bousculent le plus, du fait d’une rémunération liée au succès qui leur parait exponentielle, surtout dans un contexte depuis ces trois dernières années où le nombre de ventes a atteint des records. C’est aussi l’activité la plus répandue parmi les agences immobilières et plus encore à travers le développement des réseaux de mandataires.

LE MÉTIER DE SYNDIC EN MAL DE RECRUTEMENT
Le syndic est un métier qui peine à recruter et reste sous tension. Et pourtant, il propose des emplois parmi les plus rémunérateurs, et ce, après très peu d’années d’expérience. Il a plus de mal à attirer les profils, mais est, aux dires de ceux qui ont choisi de s’y lancer, le métier le plus varié et le plus difficile, car il sollicite toutes les compétences comptables, juridiques, humaines et techniques. En un mot, il est l’un des métiers des plus passionnants où le travail en équipe joue à plein grâce à des collaborateurs qui sont interdépendants des uns des autres dans l’accomplissement de leur mission auprès de la copropriété.

Enfin, et avantage qui n’est pas des moindres, les formations de l’immobilier, à partir du BTS professions immobilières, donnent accès à la carte professionnelle et ouvrent à la perspective de créer un jour sa propre entreprise. S’agissant d’une activité d’intermédiaire, elle demande moins d’investissement et moins de fonds pour pouvoir se lancer.

3 Questions à Alexandre Tibi

L'ORT Toulouse fait partie d'ORT France et de World ORT, tout comme l'ORT Ukraine. Quelles réactions vous inspire le conflit ukraino-russe ?

A.T : Après un sentiment de stupéfaction, nos pensées se sont vite tournées vers les ORT en Ukraine. Il faut savoir que notre institut dans ce pays, c’est 800 étudiants et professeurs ainsi que leurs familles. Nous comptons 11 écoles et centres de formation. Nos élèves d’ORT Toulouse se sont sentis très vite concernés et ont essayé de contacter des élèves d’Ukraine via les réseaux sociaux. Nous avons communiqué avec eux pour les soutenir dans cette guerre. Un élan d’entraide s’est tout de suite installé au sein de l’ORT France afin de proposer notre soutien.

Quelles sont les dispositions qui ont été prises pour venir en aide aux élèves et à leurs familles ressortissants d’ORT Ukraine ?

A.T : L’ORT France a organisé une collecte nationale afin d’apporter une aide financière aux différentes écoles. De plus, au sein de l’ORT Toulouse, nous avons mis en place une collecte de produits de première nécessité que nous sommes prêts à envoyer aux familles. Cette action a été mise en place par nos élèves de seconde professionnelle AGORA dans le cadre d’un projet « chef-d’œuvre ». Ils ont créé des affiches et envoyés des mails aux enseignants et aux familles afin de toucher et d’impliquer un maximum de personnes. Nos élèves ont organisé la collecte et préparé les cartons en triant les produits récoltés. C’est une chaîne extraordinaire de solidarité qui s’est mise en place. Des messages de soutien ont été envoyés à l’initiative de nos élèves. Nous remercions tous les participants à ce mouvement incroyable de générosité.

Accueillir des élèves ukrainiens à Toulouse est-il envisageable et dans quels délais ?

A.T : Effectivement, nous avons la capacité d’accueillir des élèves avec leur famille au sein de l’ORT Toulouse. Nous bénéficions d’un internat avec une dizaine de chambres, pouvant héberger des élèves, des étudiants, voire des familles. Nous pouvons organiser des cours en insérant ces jeunes dans nos classes vers des formations professionnalisantes. L’objectif serait de les intégrer au mieux en leur permettant de travailler sur des savoirs et des valeurs fondamentaux et chers au réseau ORT : vivre ensemble.

Nous serons prêts dès qu’il le faudra.